ÉCHANGE ET PARTAGE… UNE VRAIE RICHESSE !

citation sur l'échange et le partage de George Bernard Shaw

Peu importe le secteur d’activité, nous sommes nombreux à proposer des services qui au premier abord paraissent similaires.

Devons-nous avoir peur les uns des autres ? Ne pouvons-nous pas plutôt considérer l’échanger comme une meilleure option ? En quelques minutes je vous expose mon point de vue… et je vous ai mis un petit bonus en fin d’article.

Citation de George Bernard Shaw

“Si tu as une pomme, que j’ai une pomme, et que l’on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j’ai une idée et que l’on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées.”

Ces mots raisonnent en moi depuis plusieurs mois, pourtant je suis restée longtemps bloquée à un stade où je ne voyais pas comment l’échange pouvait prendre place. Jusqu’à réaliser que le jeu de la concurrence pouvait constituer un frein.

Le jeu de la concurrence

Les règles de la concurrence existent et doivent être respectées, c’est un fait et je ne le remets pas en cause. Je ne cherche pas non plus à « pousser un coup de gueule » sur le système actuel… pas que l’envie m’en manque parfois, mais ce n’est pas l’idée ici.

Je l’ai dit plus haut, en tant que graphistes et/ou illustrateurs nous sommes nombreux à proposer des services qui, à première vue, sont similaires.

  • Devons-nous pour autant avoir peur les uns des autres ? Craindre de manquer de projets ? Qu’on nous « vole » nos idées ?
  • Ou au contraire, ne pourrions-nous pas considérer qu’en tant que créatifs·ves nous avons chacun une sensibilité ? Et que donc par essence certaines portes s’ouvriront alors que d’autres se fermeront (et ce à compétences égales)  ?

J’ai en effet j’ai observé que :

  • Certains projets m’inspirent, d’autres non
  • Les clients cherchent des compétences et un univers spécifique : le nôtre leur correspond ou non
  • Certains clients veulent du rapide et du bon marché alors que d’autres ciblent un tarif plus élevé pour un résultat plus élaboré et réfléchi
  • Des clients préfèrent travailler avec des agences, d’autres préfèrent n’avoir qu’un interlocuteur
  • […]

Je pourrais continuer cette liste à l’infini mais je pense que vous commencez à voir où je veux en venir !

Échanger plutôt que de se craindre, une utopie ?

Selon moi une fois qu’on dépasse la peur de manquer de projets ou de clients, on s’ouvre à un univers incroyablement riche et de nouveaux horizons s’offrent à nous. J’en ai la conviction, l’échange quand il est véritable peut permettre d’économiser de l’énergie et nous aider à atteindre notre potentiel.

J’insiste sur le fait que je ne parle pas là de pratiques anti-concurrentielles. L’idée est plutôt de développer un réseau de partenaires, que je vois comme un groupe de professionnels qui prône l’entraide, chacun à sa hauteur et selon ses envies du moment, sans objectalisation.

Le Guide de l’entrepreneur durable de Solène Pignet m’a permis de mettre des mots sur mes convictions profondes. J’y ai récemment découvert que ce principe d’échange entre pairs peut correspondre à un principe inspiré de la permaculture (dans son livre Solène Pignet parle d’ « Intégrer plutôt que séparer, ou créer des ponts avec ses concurrents » – principe 8).

À la lecture de ce livre j’ai commencé à y croire : et si c’était possible ? À partir de ce moment, j’ai découvert qu’il existait :

  • Des espaces de coworking en ligne qui regorgent de personnes prêtes à échanger, je citerai ici Coworcoeur [coworking virtuel pour les graphistes indépendants]
  • Des indépendants prêts à partager leur expérience : je ne pourrai pas citer toutes les personnes avec qui j’ai échangé récemment mais je pense notamment à Lucile Quero [qui nous présente sa vision sur l’éco-conception dans son livre intitulé ‘Le guide de la création responsable’], ou encore à Julie Belin-Roux [qui administre un groupe Facebook d’auteurs et illustrateurs où elle donne de nombreux conseils, en particulier face aux arnaques et au métier d’illustrateur].
  • Et je viendrai compléter cette liste au fur et à mesure de mes découvertes.

D’ailleurs je tiens à préciser que les liens sont là au cas où vous voudriez en savoir plus, il n’y a aucun accord commercial avec les personnes citées.

Pour conclure sur ce thème, je dirais qu’à mon sens le partage entre professionnels n’est pas une utopie. Cela peut fonctionner à partir du moment où l’échange est équilibré et que chacun donne et/ou prend en toute conscience. Et tant que les acteurs ne considèrent pas les autres comme des objets.

Et maintenant parlons design !

L’art polygonal, vous connaissez ?

Je tiens à aborder ce thème car j’ai conçu le visuel de ce premier article selon ce type de design.

En anglais on parle de « polygonal art design », je l’ai traduit textuellement par ‘art polygonal’. Voilà la définition que j’en donnerais : il s’agit de l’agencement de formes géométrique simples, des polygones, pour créer une illusion de texture, de profondeur et ainsi donner forme à une oeuvre à la fois minimaliste et complexe. Une image vaut mille mots, voilà donc une de mes créations en art polygonal [Comme une envie de rugir · 2021].

Vous me direz, quel en est l’intérêt ? Voilà ce que je répondrais :

  1. L’esthétisme : pour ma part j’adore le rendu.
  2. Le plaisir de la réalisation : tracer en vectoriel et colorer manuellement chaque polygone est laborieux, je dois l’avouer, mais à l’instant où je dézoome et où je vois se profiler les formes (les yeux ou la crinière ici) j’en oublie tout le reste et la magie opère !
  3. Le ‘poids plume’ de l’image au format digital : une image créée selon cette méthode est bien moins volumineuse qu’une photo si elle est exportée correctement, donc au delà de l’aspect visuel j’y vois un moyen de limiter l’empreinte carbone d’un site internet. En effet, une fois la création finalisée il suffit d’exporter l’image au format png en prenant soin de choisir les dimensions adéquates, en fonction de la taille d’affichage prévue.

Passons maintenant au mot de la fin…

AirNew Art, quézaco ?

Si vous êtes tombés sur cet article de blog grâce aux réseaux sociaux ou grâce à notre ami Google, vous ne savez peut-être pas à quoi correspond « AirNew Art » dans le nom de domaine, ni même qui je suis. Cool, c’est justement l’occasion d’en apprendre plus : je vous invite à consulter ma page de bienvenue, en quelques lignes vous serez fixés !

Je finis donc sur ces mots, attendez-vous à voir évoluer cet article au cours du temps !

Date de dernière mise à jour : 09-11-2021